Dans les communes de 9 000 habitants et plus, les dépenses de campagne ne sont pas libres. Elles sont strictement plafonnées par le code électoral et contrôlées à l’issue du scrutin.
Dans le Finistère, 13 communes relèvent de ce régime spécifique. Pour chacune d’elles, un plafond légal de dépenses s’impose aux listes candidates, indépendamment des dépenses de propagande officielle, qui obéissent à des règles distinctes.
La préfecture du Finistère a diffusé un tableau provisoire des plafonds applicables aux élections municipales de 2026. Ce document, mis à jour au 20 octobre 2025, est établi sur la base des populations municipales en vigueur au 1er janvier 2025, telles que publiées par l’INSEE.
À ce jour, ces montants ne sont donc pas définitifs. Ils seront actualisés après la publication des populations municipales entrant en vigueur au 1er janvier 2026. Les plafonds définitifs pourront évoluer à la marge.
Ce caractère provisoire doit être intégré dès maintenant par les équipes de campagne. Les budgets se construisent souvent en amont du dépôt des candidatures, parfois plusieurs mois avant, notamment dans les communes proches d’un seuil démographique.
Le cadre juridique est précis. En application des articles L.52-4 et L.52-11 du code électoral, les listes candidates dans les communes de 9 000 habitants et plus sont soumises à un plafond de dépenses calculé en fonction du nombre d’habitants. Ces dépenses couvrent l’ensemble des frais engagés pour la campagne électorale, à l’exclusion de la propagande officielle.
L’article L.52-11-1 prévoit par ailleurs que les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent bénéficier d’un remboursement public, dans la limite de 47,5 % du plafond applicable à la commune concernée.
Le tableau préfectoral précise, pour chaque commune, la population de référence, le plafond applicable aux listes présentes uniquement au premier tour, celui applicable aux listes présentes aux deux tours, ainsi que le montant maximal du remboursement susceptible d’être accordé. Ces éléments constituent une base de travail, mais non une donnée figée.
La maîtrise du plafond de dépenses conditionne directement la validation du compte de campagne par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. Une mauvaise appréciation du plafond applicable ou un dépassement, même limité, peut entraîner le rejet du compte, indépendamment du résultat électoral.
Disposer d’une information claire, datée et assumée comme provisoire permet aux équipes municipales et aux futur·es candidat·es de préparer leur campagne avec prudence, dans l’attente de la publication des plafonds définitifs par l’administration.


