Autour du RSA, le débat finistérien a largement dépassé le seul champ de l’action sociale. Il se joue désormais sur plusieurs fronts : politique, syndical, judiciaire, avec en toile de fond une interrogation que la polémique ne doit pas faire disparaître : que produit réellement cette politique de contrôle sur les droits et les conditions de vie des allocataires ?
À quelques jours de l’audience prévue le 15 juin à Brest, le dossier s’est encore tendu avec l’annonce, par Maël de Calan, d’une plainte en diffamation contre le secrétaire départemental de la CGT. Le Conseil départemental défend une politique de contrôle qu’il présente comme efficace. Des allocataires, des organisations syndicales et des élus d’opposition demandent, eux, que cette efficacité soit étayée par des chiffres réguliers, vérifiables, et par une évaluation indépendante des contrôles.
C’est dans ce contexte que Kévin Faure, pour le groupe Finistère et Solidaires, a rendu public ce jour un communiqué appelant à replacer le débat sur le terrain des faits.
Le point de friction est là : l’élu d’opposition demande que la politique RSA ne soit pas seulement défendue par la communication du Département, mais suivie régulièrement, à partir de données sur les contrôles engagés, les suspensions, les radiations, les recours et les retours durables à l’emploi. Le communiqué revient également sur le médiateur annoncé en décembre, dont le premier bilan reste attendu, et défend une gouvernance plus indépendante des contrôles, associant les acteurs de l’insertion, les travailleurs sociaux, les allocataires et la CAF.
Derrière la polémique, une question demeure : lorsqu’une politique publique touche aux droits et aux moyens de subsistance de personnes précaires, peut-elle se satisfaire d’une communication descendante ? Ou doit-elle accepter le regard contradictoire, la vérification des chiffres et l’évaluation indépendante ?
Retrouvez ci-dessous le communiqué de Kévin Faure.



